Le moment est venu de révéler au grand jour que

Ho Chi Minh était franc-maçon !

Le mois du Têt - nouvel an vietnamien -  alors que les dirigeants communistes sont en train de préparer les prochaines étapes décisives du développement du pays, après les succès du  congrès quinquennal du parti et  l’entrée du Vietnam à l’OMC, Jean-Luc Pérez, Président du Cercle de Réflexion des Nations - à l’origine du premier Doctorat du management de la paix - estime que le moment est venu de révéler au grand public le fait que Hô Chi Minh était franc-maçon.

« C’est en 1919 à Paris que Hô Chi Minh, alors encore Nguyen Sinh Cung, a rencontré la Franc-maçonnerie. Une influence spirituelle qui, à côté de celle de Confucius, a contribué à modeler cette personnalité hors du commun, considérée par beaucoup comme le Mahatma Gandhi de l’Asie. Ainsi la lecture franc-maçonne éclaire-t-elle d’une lumière passionnante la vie et l’œuvre de Hô Chi Minh.

Comme un apprenti maçon, il est descendu en lui pour remonter plus tard vers la lumière. Forgeant son corps frêle, mais invulnérable, dans les privations de nourriture imposées par les circonstances et les maltraitances de la prison. Façonnant son esprit par les moyens utiles pour parvenir à ses fins : une intelligence pratique mais aigue, faite d’observations, de sens de l’opportunité, de calculs osés, et capable de peser les rapports de forces, d’analyser les risques et de préparer les ripostes, avec un art consommé de surprendre l’adversaire là où il ne l’attend pas. Devenant, enfin, une personnalité accomplie, capable de supporter les humiliations et les revers au nom d’une lumineuse trajectoire vers son seul but : l’indépendance et la réunification de sa patrie. Pour elles, il a varié les coups spectaculaires, les reculs et les victoires psychologiques et construit pierre à pierre, en maçon, les sept colonnes du Temple de la Liberté. 

La grandeur du père moderne de la nation vietnamienne réside dans une approche spirituelle de son combat, non réductible à l’idéologie ou à la politique. Sa vision originale du communisme à la vietnamienne lui a valu bien des pressions et oppositions de la part des deux grands frères communistes, le soviétique et le chinois. Mais la dimension spirituelle de Hô Chi Minh en a eu raison, au nom des trois mots fétiches qui étaient les siens : indépendance, liberté et bonheur. Avec des moyens droit issus du confucianisme mais aussi de la franc-maçonnerie : la pureté du cœur, la renonciation et l’humilité, le goût pour la justice et la vertu.

 Savoir que Ho Chi Minh,  ce patriote, résistant, communiste et confucianiste, a aussi été franc-maçon peut ouvrir un troisième courant de pensée au peuple vietnamien et à ses dirigeants. Mais se référer à la vision et à la pensée de ce grand homme d’Etat qui a su débarrasser le pays du joug colonial et le ramener à l’unification par un combat armé  - à la différence du Mahatma Gandhi -, c’est aussi se baigner dans le très large fleuve d’une grande âme.

Une âme qui, par ses valeurs et sa vie même, a ouvert une voie exemplaire à tous les Vietnamiens encore meurtris par leur histoire déchirée, en leur offrant une sortie par le haut hors de la classique opposition communisme/libéralisme . Une issue à la hauteur de la stature spirituelle de l’humble Oncle Hô ».

Paris, le 15 Janvier 2007

Dominique Franceschi, Journaliste