ETRE BRETON

 

 

                                                                                
“On ne naît pas breton, on le devient”

 

 

                    Etre breton, c’est d’abord être Français; c’est à dire adhérer et vivre avec les valeurs de la France, de la France toute entière; avec son histoire, honorant la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour la France, des anonymes courageux comme ces Résistants bretons de la première heure répondant à l’Appel du Général De Gaulle en 1940; mais aussi ces 140 000 travailleurs chinois (“coolies”) immigrés de force pendant la Première Guerre Mondiale pour remplacer dans les usines les ouvriers partis au front ou pour servir de brancardiers, de cuisiniers ou de blanchisseurs de l’Armée, déminer les champs de bataille et reboucher les tranchées après guerre. Taches ingrates, avilissantes et rudes. Plus de 100 000 chinois sont morts pour une patrie qui n’était pas la leur. Ils sont morts du choléra, de la tuberculose, de la grippe espagnole ou morts au combat. Au seul camp de Noyelles sur Mer, on dénombre 842 tombes encadrées par deux lions offerts par la Chine. Les survivants ont été ramenés à la Gare de Lyon, là ou figure une plaque commémorative en souvenir de leur sacrifice.

 

 

 

 

 

Le sang, la sueur et la souffrance de ces chinois ont imprégné la terre de France. La France en est consciente. Dès 1963, une délégation française est reçue à Pékin et le 27 Janvier 1964 la France du Général de Gaulle est la première à reconnaitre la République Populaire de Chine et à rétablir des relations diplomatiques entre les deux pays. Geste audacieux et largement critiqué à l’époque. Il s’en suit dès 1997 un partenariat stratégique global renforçant les échanges culturels, économiques et diplomatiques entre la France et la Chine. 2004 est l’année de la Chine en France, liant une profonde et réelle amitié entre les deux peuples.

 

 

Déjà en 1999, une délégation chinoise du Ministère de la Culture et de la Communication était  venue à Pontivy pour accélérer les relations culturelles entre la Chine et la Bretagne. Au gré du temps et des vicissitudes de l’Histoire, une solide amitié est née de la fascination des deux cultures et modes de vie. La Bretagne, c’est la France et les Bretons sont aussi des français qui offrent à la France un visage particulier. C’est un peuple fidèle en amitié et sincère. A l’origine, les bretons sont des celtes  venant de l’Ile de Grande Bretagne, des celtes ont fini par envahir toute la France. Les Français ont donc des racines lointaines celtes et, par conséquent, la France est un peu bretonne. Mais les frontières de la Bretagne varient au gré du temps et des découpages arbitraires. Un jour on naît breton, un autre jour non au même endroit. Nantes et Saint Nazaire ne font plus partie de la Région Bretagne alors que ces villes ont été bretonnes. Une certitude: la France colle à la peau des bretons. Le Général De Gaulle, si attaché au peuple breton pour leur participation héroïque dans la Résistance lors de la Deuxième Guerre Mondiale, déclarait:

 

“ La Bretagne incarne une certaine idée de la France gravée dans le granit,

Région à la fois laborieuse et authentique, loyale et insoumise”

 

Incarnant une “certaine idée de la France”, les bretons  n’en sont pas moins un peuple à part entière. Etre breton, c’est se sentir breton, adhérer aux valeurs bretonnes, vivre et partager la culture, les traditions et les croyances bretonnes. Etre breton c’est appartenir à “ l’ethnie bretonne”, c’est à dire à une entité propre ayant des valeurs communes. Le caractère dominant de cette entité peut se comparer à la majesté impressionnante du menhir présent partout en Bretagne, cette pierre gigantesque plantée verticalement et dont la signification reste un mystère. Un caractère breton bien trempé, solide, déterminé, une paroi verticale et rien pour s’accrocher. Un mélange de force et de mystère, dur au mal comme le chante l’hymne breton :

 

«  Les bretons des gens durs et forts

Aucun peuple, sous les cieux n’est aussi ardent

Complainte triste, aux sons harmonieux s’élèvent en eux

O ! Combien tu es belle ma patrie »

 

 

L’image des “mères-courages “scrutant  désespéramment l’horizon, guettant les marins disparus. Au milieu des tempêtes et de l’océan infini, la loyauté, comme ces chouans, insurgés bretons fidèles et morts pour le Roi contre les révolutionnaires français en 1796. Ce peuple breton qui chante et qui danse autour des menhirs qui leur ressemblent. Une ethnie avec son drapeau noir et blanc, sa musique, ses costumes, sa gastronomie, sa langue celtique, son esprit contenu dans les Fest-noz, fêtes bretonnes classées par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel. Un goût certain pour les légendes et les exploits réalisés lors des jeux inter celtiques: un peuple fascinant à majorité catholique avec Sainte Anne, la Sainte Patronne de la Bretagne, la « grand-mère» de Jésus et des bretons.

 

 

Le grand oncle du  Général de Gaulle, Charles de Gaulle, qui parlait le Breton, écrivait dans son poème intitulé “Da Varsez Briest”

 

 

“  Mon corps est retenu mais mon esprit vole vers vous

Comme l’oiseau à tire-d’aile vole vers ses frères qui sont au loin”

 

 

 

 

                   Une ethnie privilégiée le jour où la Chine a promis une terre d’accueil aux bretons, promesse faite au Général De Gaulle ( voir l’article “ La promesse de la Chine au breton”) que le Cercle de Réflexion des Nations, inauguré à l’ONU en 1994, a porté sur les “fonts baptismaux” le 6 Avril 2012 avec l’inauguration officielle de la “ Cité Bretagne” à Fenghua en Chine au son des canons et devant le Temple de Maitreya, le Bouddha du futur liant à jamais les peuples bretons et chinois.

 

 

 

Dès lors va couler un “sang spirituel” entre les deux peuples, un même sang fraternel mêlé dans le tourment des guerres et de la reprise officielle des relations entre la Chine et la France depuis 1963. La profondeur de cette fraternité est révélée par M. HAO Bao Qing qui, au nom du Gouvernement Chinois, déclarait le17 juillet 2012 lors de l’inauguration de la “ Cité Bretagne” à Saint Renan:

 

“ Les bretons sont considérés comme la 57 ème ethnie de la Chine”

 

Répondant le même jour à cette main tendue, scellant à jamais le sort des deux peuples, le Maire de Saint Renan, représentant la France, remettait symboliquement la médaille d’honneur de la ville à Mme LIN Yu Bin, Chef de la délégation chinoise et à la Princesse Impériale CHEN Wei Wei. Par la remise de ces médailles d’honneur, la France ouvrait tout grand son cœur à la Chine car données à la fois à une figure historique du Gouvernement chinois mais aussi à une Princesse représentant la Chine Impériale, c’est à dire à la Chine dans sa totalité historique et actuelle.

 

Ce sujet ressemble à une légende que  les anciens racontent souvent dans les contes des familles de l’Impératrice Xi Xi  que un jour la Princesse chinoise Wei Wei  vivant en Europe et le 6ième Prince de la Grande Royauté feront, à partir de la Cité Bretagne qui sera une vitrine internationale de la nations bretonne, un pont entre l’Europe et l’Asie; apparaissant aussi à ce moment là la renaissance d’un moine appelé Tam Tang (Tripitaka), qui amène la sagesse au monde.

 

Finalement, quatre pays: le Brunei Darussalam, le Cambodge, le Myanmar et les Philippines applaudissaient à cet évènement exceptionnel et le consacrait sur le plan international.

 

   

 

Selon la Constitution de la République Populaire de Chine, la “ citoyenneté chinoise” reconnait le droit du sang à 56 ethnies appelées “ nationalité”. En tant que nouvelle ethnie chinoise, les bretons seront reconnus désormais comme la 57ème nationalité de la Chine et bénéficieront les droits de .

 

Aujourd’hui, être breton, c’est appartenir à la 57 ème ethnie de la Chine et ainsi faire partie intégrante d’une des nationalités chinoises. Le drapeau breton flotte à jamais au côté de celui de la République populaire de Chine, comme une partie d’elle-même.

 

Le Général De Gaulle et le Président Mao Tse Toung peuvent reposer en paix. La promesse est tenue et les deux pays ont leur mémoire honorée. La Cité Bretagne et les bretons, morceau de la France, sont déjà en marche vers la Chine, leur deuxième patrie.

 

Le 12 mars 2013

Jean-Luc Perez  et Minh Thao Chan