COMPTE RENDU

DE LA DEUXIEME COMMISSION DES DEVOIRS DE L’HOMME

DU CERCLE DE REFLEXION DES NATIONS

Tenue le 28 janvier 2016 au Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York

Etaient présents :

M. Millogo Dié, Deuxième Conseiller, délégué par Son Excellence M. Eric Tiake, Ambassadeur, Représentant Permanent du Burkina Faso auprès de l’Organisation des Nations Unies

Son Excellence M. Aberrazzak Laassel, Deputy, Représentant Permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Organisation des Nations Unies

Rev. Fr. Roger Landry, Attaché, délégué par Son Excellence l’Archevèque Bernardito Auza, Nonce Apostolique, Ambassadeur, Observateur Permanent du Saint Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies

M. Jean-Luc Pérez, Président de la Commission des Devoirs de l’Homme

M. Dominique David, Président du Comité Technique de la Commission des Devoirs de l’Homme

Mme Kieu My Pérez, Secrétaire Générale du Cercle de Réflexion des Nations

M. Bruno Gareton, Promoteur du procédé Mobitouch

  1. Ouverture de la Réunion ( point 1 de l’Ordre du Jour)
  2. M. Pérez ouvre la Réunion à 10h45 en souhaitant la bienvenue aux participants. Il rend immédiatement hommage à la mémoire de M. Jean Gazarian, ancien Directeur des Affaires à l’Assemblée Générale de l’ONU et Coordinateur du Programme de formation des Missions Permanentes pour l’Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR), pour sa vie consacrée à la promotion des Nations Unies et à la Paix, également pour son rôle de Conseiller du Cercle de Réflexion des Nations pendant près de vingt ans. Il précise qu’une promotion spéciale du Doctorat en Administration de la Paix porte aujourd’hui son nom.

    Le Président indique que le Secrétaire Général des Nations Unies M. Ban Ki-moon et M. Carlos Lopes , Secrétaire Exécutif de la Commission Economique pour l’Afrique, se sont excusés de ne pouvoir assister, en raison de leurs engagements antérieurs,  à cette Commission qualifiée « d’importante réunion ». Ils ont tenu à faire part de leurs «vœux de réussite ».

    L’Abbé Landry est nommé Président de la Deuxième Commission des Devoirs de l’Homme par acclamation.

    L’Ordre du Jour est ensuite adopté dans son ensemble après suppression du programme de l’après-midi et l’insertion de la présentation de la Promotion Spéciale Jean Gazarian en fin de séance.

  3. Exposé des travaux de la Commission (point 2 de l’Ordre du Jour)
  4. M. Pérez expose que, conformément au mandat confié par la Commission du 25 juin 2009 (Résolution b), il a cherché à proposer un projet de texte sur les Devoirs de l’homme qui inclut l’idée que « les devoirs et les droits de l’homme sont indissociables » déjà affirmée (Résolution a). Il précise qu’il a tout d’abord tenté d’identifier les devoirs de l’homme dans les recommandations de l’Assemblée Générale de l’ONU mais qu’il dut constater que les devoirs de l’homme, bien que présents dans ces recommandations, n’étaient pas clairement définis. Après cette longue étude, il a établi un projet de Déclaration universelle des devoirs de l’homme calqué sur la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par les Nations Unies en 1948. A ce stade, il se posait la question de la pertinence de ce choix et de la meilleure stratégie pour que les Etats puissent travailler ensemble sur la rédaction définitive du texte afin qu’il puisse être adopté.

  5. Discussion sur la pertinence d’une Déclaration universelle des devoirs de l’homme inspirée par la Déclaration universelle des droits de l’homme (point 3 de l’Ordre du Jour)

  6.  Les participants ont repoussé l’éventualité de voir établir une Déclaration des devoirs de l’homme propre à chaque Etat puisque déjà certains devoirs figuraient dans des Constitutions qui ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme.

    Le représentant du Maroc suggère alors de retenir comme base de travail le texte élaboré par le Président de la Commission et de constituer un groupe d’Etats, tels que les Etats représentés à cette Commission,  qui accepteraient de parrainer et de porter ce projet devant l’Assemblée Générale des Nations Unies; avis partagé par les autres participants, direction par ailleurs conforme  aux orientations de la Commission des devoirs de l’homme du 25 juin 2009  (Résolutions c et d)


  7. Mode de fonctionnement du Comité de Rédaction au sein des Nations Unies (point 4 de l’Ordre du Jour)
  8. Le représentants du Maroc propose alors que ce groupe d’Etats prépare un projet de résolution sur la base du projet de Déclaration des devoirs de l’homme inspiré de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies de 1948 pour que ces Etats saisissent l’Assemblée Générale des Nations Unies afin qu’elle décide la mise en place d’un « groupe de travail » en appelant tous les Etats Membres et Observateurs de l’ONU à participer à la rédaction du texte définitif ; texte qui devra étre soumis de nouveau à l’Assemblée Générale pour adoption.

    Après débat, cette proposition est adoptée à l’unanimité notamment par les représentants du Burkina Faso, du Maroc et du Saint Siège qui se déclarent favorables à solliciter l’accord de leurs gouvernements.

  9. Analyse du premier Devoir de l’homme : la protection de la Terre (Déclaration ONU du 1er mars 2006) (point 5 de l’Ordre du Jour)
  10.  Les représentant de la Commission ont tous estimés que cette Déclaration faite aux Nations Unies le 1er mars 2006 qui stipule que «  la Terre est le premier patrimoine de l’humanité » et que « la protéger est le premier devoir de l’homme »( voir www.cercledereflexion.org à la touche «  Déclaration des Devoirs de l’homme) est conforme à la préoccupation actuelle de tous les Etats après les engagements à l’issue de la COP 21 à Paris, incluant celui du Vatican avec l’Encyclique «  Laudato Si » de Sa Sainteté le Pape François ; qu’ainsi ce texte trouve logiquement sa place dans le projet de Déclaration universelle des devoirs de l’homme à l’article 3 alinéa2.

  11. Mode de diffusion des Devoirs de l’homme ( point 6 de l’Ordre du Jour)
  12. Afin de faciliter le mode diffusion des Devoirs de l’homme, la Commission du 25 juin 2009 avait créé un Comité Technique confié à M. David pour présenter un nouveau procédé technologique permettant de promouvoir le contenu du texte qui sera adopté.

    Messieurs David et Gareton exposent qu’ils finalisent la création d’une machine, le Mobitouch, capable de lire et comprendre à terme toutes les langues parlées, et de surcroît, capable de construire un dialogue interpersonnel propre à chaque utilisateur afin de diffuser le message des Devoirs de l’Homme, le tout en offrant un accès interactif et personnalisé à tout le savoir humain. Ils précisent que sur la base de ce procédé, des applications sont déjà opérationnelles en français et en anglais, notamment pour optimiser la sécurité de tout système informatique contre le phishing, spams, virus.. et qu’ils sont disposés à en faire immédiatement profiter gracieusement les agences des Nations Unies. A terme, ils proposent d’offrir à l’ONU et à ses Agences, une optimisation de la gestion et de la sécurité de l’ensemble de leurs systèmes d’information et de gestion. Sur la base de cette rupture technologique, ils proposent que les Nations Unies puissent être associées à la promotion mondiale de cette technologie de rupture, et d’agir comme Master Franchisor envers les Etats Membres et leurs agences gouvernementales qui seraient alors franchisées- ce qui procurerait directement, via les licences concédées, des revenus substantiels et récurrents aux Nations Unies.

    La Commission en prend acte de cette offre et les représentants du Burkina Faso, du Maroc et du Saint Siège suggèrent de s’adresser directement au Secrétaire Général de l’ONU pour l’appréciation de cette offre sur la Sécurité.

  13. La promotion spéciale « Jean Gazarian » du Doctorat en Administration de la Paix ( point 7 de l’Ordre du Jour)
  14. M. Pérez rappelle que les Devoirs de l’homme s’inscrivent dans la perspective de contribuer à atteindre et au maintient de la paix dans le monde, l’objectif majeur des Nations Unies et celui du Cercle de Réflexion des Nations qui a mis en place depuis 2002 le Doctorat en Administration de la Paix se développant au sein de l’ONU, puis en 2006. le PhD en Gouvernance Internationale et Développement Durable en partenariat avec l’UNITAR.

    Dans le cadre du Doctorat en Administration de la Paix, le Cercle de Réflexion des Nations propose, à travers UNCR University, la promotion spéciale «Jean Gazarian » destinée à des doctorants exceptionnels en cours de thèse et dont les spécialités pourraient déboucher par la voie de cotutelles interuniversitaires à des projets concrets pour la paix qui devront être réalisés effectivement sur le terrain ( voir www.cercledereflexion.org à la touche » Promotion spéciale Jean Gazarian »). Les représentants du Burkina Faso, du Maroc et du Saint Siège approuvent cette initiative et déclarent vouloir le proposer aux doctorants de leurs pays.

  15. Clôture des débats ( point 8 de l’Ordre du Jour)

Plus rien n’étant à délibérer, le Président remercie toutes les personnalités présentes de leurs participations actives et clôt la Réunion à 13heures.

    Annexé à ce Compte Rendu : le projet de Déclaration universelle des devoirs de l’homme

 


Projet du Cercle de Réflexion des Nations
pour une Déclaration universelle des devoirs de l’homme

(Inspirée de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’ONU en 1948 article par article)


Préambule

Considérant  que le respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies le 10 décembre 1948 (Résolution 217A –III) a permis un progrès considérable de l’Humanité vers la dignité, la liberté et la démocratie alors même que les devoirs de l’homme n’étaient pas encore définis,

Considérant que la Déclaration universelle des droits de l’homme évoque le principe des « devoirs envers la communauté humaine » (article 29 al.1) confirmés le 16 décembre 1966 dans les préambules des deux pactes internationaux des Nations Unies relatifs aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels ( Résolutions 2200A-XXI),

Considérant que les droits et les devoirs de l’homme figurent ensemble dans la Charte de l’Organisation de l’Union Africaine ( O.U.A) du 27 juin 1981 et dans la Déclaration américaine des droits et devoirs adoptée en 1948, ainsi que dans les constitutions en vigueur de nombreux Etats et, également, dans certaines résolutions et recommandations de l’Assemblée Générale des Nations Unies depuis sa création,

Considérant que les droits et les devoirs de l’homme, qui se situent en amont des droits, sont liés et indissociables,

Considérant qu’après la crise financière mondiale sans précédent de 2008, le monde doit aujourd’hui faire face à de nouvelles menaces avec la montée des extrêmes et la recrudescence du terrorisme international mais aussi avec la destruction dramatique de la planète qui menace la survie de l’homme sur Terre, cachant en réalité une crise profonde du comportement humain qui est celle du manquement aux droits mais aussi aux devoirs fondamentaux de l’homme parce que le modèle de comportement n’est pas encore défini,

L’Assemblée Générale des Nations Unies proclame la présente Déclaration universelle des devoirs de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette déclarations constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces devoirs et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelle et effective, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier

Les êtres humains ont les mêmes devoirs réciproques qui résultent d’un esprit de fraternité provenant de leur appartenance à une même famille humaine. Cet esprit de fraternité doit animer et conduire tous les rapports humains.

Article 2

Chacun est tenu aux mêmes devoirs proclamés dans cette Déclaration sans aucune distinction de personne.

Article 3

  1. Tout individu a le devoir de respecter la vie d’autrui et d’éviter d’y porter atteinte directement ou indirectement en menaçant la vie et, à fortiori, la survie de l’homme sur Terre.
  2. La Terre est le premier patrimoine de l’Humanité ; la protéger est le premier devoir de l’homme. Chacun doit  prendre soin de la « Terre-Mère nourricière », unique refuge des hommes.
  3. Chacun est tenu de ne pas entraver la liberté et la sûreté des autres par des décisions ou des faits arbitraires qui sont des abus de pouvoir. L’intégrité doit conduire tous les rapports entre les êtres humains.

Article 4

Toute forme d’esclavage doit être bannie, ainsi que toute forme de domination par la contrainte et la force ayant pour conséquence la perte de la liberté et de la dignité humaine.

Article 5

Chacun doit renoncer à la violence dans les rapports humains et éviter de causer tout dommage physique ou moral à autrui pour quelque raison que ce soit.

Article 6

Nul ne doit remettre en cause la personnalité juridique d’autrui qui est son identité profonde, son attachement à une nation et une culture, à ses croyances qui caractérisent le fondement de chaque individu.

Article 7

Nul n’est au-dessus des lois qui sont égales pour tous. Chacun a le devoir de respecter la loi et de s’y soumettre pleinement  en se gardant d’imposer à autrui toute discrimination ou illégalité que lui conférerait un quelconque pouvoir.

Article 8

Nul ne doit faire obstacle à l’exercice d’une justice indépendante et égale.

Article 9

Chacun a le devoir de respecter la liberté d’autrui qui est le garant de sa propre liberté et d’user d’aucun arbitraire  pour limiter ou supprimer cette liberté.

Article 10

Tout procès doit être juste, public et équitable fondé sur des textes légaux et juridiques en vigueur et assuré par une justice intègre et indépendante.

Article 11

  1. Toute personne, quel que soit l’acte délictueux ou criminel réprimandé, doit bénéficier de la présomption d’innocence jusqu’à ce que sa culpabilité soit légalement établie.
  2. Aucune loi ou texte légal rétroactif ne peut faire l’objet d’une condamnation.

Article 12

Chacun doit respecter la vie privée d’autrui, son intimité et son honneur.

Article 13

Nul ne peut être privé, sans motif légal et valable, de la liberté d’aller et venir et de se fixer dans un pays ou être obligé de le quitter sous la menace.

Article 14

Tout acte de persécution physique ou morale doit être banni et justifie l’asile dans un autre pays car chacun aspire à vivre en paix

Article 15

Nul ne doit priver autrui de sa nationalité ou de sa volonté d’en changer car elle est le reflet de l’âme d’un peuple et donc celle de la personne qui s’en réclame.

Article 16

La volonté de se marier librement et de fonder une famille est la base de toute société humaine. Nul ne doit l’entraver par la force. Il doit prévaloir des rapports d’égalité entre l’homme et la femme.

Article 17

Chacun doit respecter la propriété d’autrui et sa confiscation arbitraire est un vol.

Article 18

Nul ne doit imposer par la force et la contrainte ses propres convictions et croyances qui restent la liberté intime de chacun.

Article 19

La liberté d’opinion et d’expression est la marque spécifique de chaque individu qui doit pouvoir échanger ses idées et opinions avec celles des autres. Cette diversité constitue la richesse du patrimoine de l’humanité et fait la grandeur des nations.

Article 20

La liberté de se réunir pacifiquement ne doit pas être limitée ou entravée si elle se déroule dans un cadre légal.

Article 21

  1. Nul ne doit empêcher quiconque de diriger ou représenter son pays ou d’accéder à des fonctions publiques s’il remplit les conditions légales, ni de remettre en question sa liberté de voter en secret sur la base d’élections libres et honnêtes
  2. Le suffrage universel est le mode de scrutin qui doit prévaloir dans chaque pays comme expression ultime de la volonté du peuple. La voix des minorités doit pouvoir se faire entendre.

Article 22

Une solidarité permanente et effective doit animer les rapports entre les hommes. Cette solidarité basée sur le partage inclut l’aide aux plus démunis et nécessiteux .

Article 23

Nul ne doit priver autrui d’un travail qu’il mérite ou de le discriminer dans son travail qui est l’expression de la force créatrice de l’homme à travers laquelle il apporte sa contribution à l’œuvre humaine.

Article 24

Quiconque travaille doit bénéficier d’un temps nécessaire de récupération pour être efficace et s’épanouir en tant qu’être humain. Toute pratique abusive doit être condamnée.

Article 25

L’ignorance, grand fléau de l’humanité, est la source principale des conflits entre les hommes qui engendre le malheur des peuples. Aussi chacun doit pouvoir accéder à l’éducation et à la formation selon ses capacités et sans aucune restriction pour ouvrir, par la connaissance, le chemin de la paix durable sur Terre.

Article 26

Chacun doit pouvoir exprimer sa créativité, la protéger et la partager librement et sans contrainte.

Article 27

Le devoir de réconciliation et de pardon doit régir les rapports humains pour une vie harmonieuse en commun et en paix qui est l’esprit des Nations Unies.

 

 

COMPTE RENDU
de la 1ère séance
de la COMMISSION des DEVOIRS de L’HOMME

      Tenue le 25 juin 2009 au Siège de l’Organisation des Nations Unies

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Glass

"Peace Window" Marc Chagall ONU

Par une coincidence de calendrier, la Conférence sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement, initialement fixée du 1er au 3 juillet a été avancée à la date même où se tenait la 1ère séance de la Commission des devoirs de l’homme. Cette coincidence a contraint de très hautes personnalités à s’excuser de ne pouvoir assister à cette séance de la Commission: notamment le Secrétaire général de l’ONU, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonateur des secours d’urgence, le Haut Commissaire aux droits de l’homme, le Directeur du Bureau de liaison de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ( FAO) et le Directeur du Bureau du Conseil de l’Union européenne auprès des Nations Unies.

Par ailleurs, le Président des Etats Unis d’Amérique, le Président de la République française,
le Représentant permanent de la Suisse auprès des Nations Unies, le Conseiller de S.M. le Roi du Maroc, le Maire de New York, le Maire d’Hiroshima, le Président de Panasonic Corporation et le Directeur de l’Institute of Evolutionary Physiology and Biochemistry de St Pétersbourg se sont également excusés de ne pouvoir participer à la Commission des devoirs de l’homme en raison de leurs engagements antérieurs.

Enfin, les représentants des Missions permanentes des Comores, d’Israel, de Nauru, du Nigéria et de la Trinité et Tobago, qui devaient initialement participer à la réunion, ont dû rejoindre leurs délégations de chefs d’Etats ou de gouvernements  pour assister à la Conférence qui se tenait le même jour.

Ces hautes personnalités ont tenu, pour la plupart, à exprimer leurs “ voeux de succès” à la Commission des devoirs de l’homme.  

Dans ce contexte, participaient à la réunion:

  1. Mme Françoise Beremwoudougou/K, Attachée aux affaires éducatives et culturelles, déléguée par S.E M.Michel Kafando, Ambassadeur, Représentant permanent du Burkina Faso auprès de l’Organisation des Nations Unies
  2. M. Michel Thao Chan, Président Directeur Général du Cercle de Réflexion des Nations
  3. M. Jean-Luc Pérez, Président d’honneur Fondateur du Cercle de Réflexion des Nations
  4. Mme Kieu My Pérez, Secrétaire générale du Cercle de Réflexion des Nations
  5. Mme Soraya Ayouch, Responsable du programme de Doctorat en administration de la paix du Cercle de Réflexion des Nations
  6. M. Dominique David, Gérant de la Société Infopoche et Directeur du projet Convergence
  7. M. Bruno Gareton, Directeur de Clearstone et Consultant de la Société Infopoche
  8. M. Julian David, Consultant de la Société BDL

1- Discours de bienvenue ( point 1 de l’ordre du jour)

La séance est ouverte à 10heures par M. Jean-Luc Pérez qui, après avoir souhaité la bievenue aux participants, est nommé à l’unanimité Président de la Commission des devoirs de l’homme.

La Commission adpote l’ordre du jour ainsi que la Lettre ouverte aux peuples des Nations Unies du 10 avril 2009, qui est à l’origine de la création de la Commission des devoirs de l’homme.

2-Analyse des conséquences possibles du chaos économique mondial
( point 2 de l’ordre du jour)

Le Président indique qu’il a rédigé à l’intention de la Commission un rapport préliminaire intitulé “Pour une Déclaration universelle des devoirs de l’homme issus des décisions de l’Assemblée générale des Nations Unies”. Il explique que les devoirs de l’homme transparaient dans les décisions de l’Assemblée générale et que son étude porte sur les résolutions de l’année 2007. Il ajoute que déjà à cette époque, l’Assemblée générale s’était alarmée de l’absence de transparence qui a conduit à la crise financière mondiale et du fait que toutes les tentatives pour faire respecter les droits de l’homme n’avaient pas abouti. Il se déclare convaincu que les devoirs et les droits de l’homme sont indissociables.

Dans le même sens, M. Chan précise que les droits de l’homme sont la manifestation de la conscience tournée vers l’extérieur, un instrument de déséquilibre quand ils sont dictés en fonction de ses propres intérêts, et, que au contraire, les devoirs représentent l’élévation de la conscience de soi vers l’intérieur. Il conclut que “les droits sans les devoirs sont aveugles et que les devoirs sans les droits sont infirmes” et que “les devoirs et les droits combinés ne sont pas seulement l’équilibre des forces mais leur harmonie”.

La représentante du Burkina Faso ajoute que “les devoirs de l’homme vont aider les gens à élever leur conscience et agir d’une autre façon”.

UN

3- Discussion sur la notion de “ fraternité spirituelle” dans la nouvelle gouvernance mondiale  ( point 3 de l’ordre du jour)

Le Président propose que les notions de “famille humaine” et “ esprit de fraternité” qui émanent de la Déclaration univeselle des droits de l’homme adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1948 soient la clé de voûte des devoirs de l’homme. Après un échange de vues, la Commission adopte la proposition du Président.

4- Etude du premier devoir de l’homme: la protection de la Terre et débat ouvert sur un panorama des devoirs de l’homme (point 4 de l’ordre du jour)

Le Président fait la synthèse de son rapport préliminaire en rappelant les thèmes des devoirs évoqués par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2007 et, notamment: le devoir de protéger et de soigner la Terre, le devoir d’intégrité et de loyauté, le devoir d’entraide et de solidarité dans la famille humaine, le devoir de préserver la liberté d’autrui, le devoir de justice, de tolérance et de respect des autres, le devoir de réconciliation et de pardon et le devoir de vivre en paix.

En ce qui concerne la protection de la Terre, M. Chan précise “qu’il faut être conscient du fait que la nature et l’être humain sont un”.

Dans ce contexte d’unité du vivant, M. Julian David explique qu’il est actuellement possible de produire un engrais naturel à base l’oligo éléments (sans produit chimique ou produit de synthèse issus de la chimie) qui dynamise naturellement la photosynthèse, améliore la croissance des cultures et protège l’environnement car “ la plante est traitée comme un être humain”. Ce produit peu coûteux, d’ores et déjà admis sur la liste des intrants du FIBL, sera diffusé prochainement sur tous les continents (site internet www.oligoprotec.com ).

La représentante du Burkina Faso estime qu’il faut revoir chaque devoir en vue d’harmoniser les points de vue et que, par exemple, la notion de protection de la Terre ou de la famille varie en fonction de chaque pays. M. Gareton ajoute qu’il faut un changement intérieur pour protéger la Terre.

Dans cette optique, le Président met l’accent sur la nécessité de prévoir d’ores et déjà l’application des devoirs en même temps qu’ils sont élaborés.

M. Dominique David indique qu’il est aujourd’hui possible, pour réaliser cet objectif, de construire une machine qui peut lire et comprendre ce qu’elle lit comme un être humain peut le faire (sites internet  www.infopoche.com  et www.bing-bang.com), ladite machine permettant à chacun de découvrir à son propre rythme le savoir humain, en réutilisant ses propres mots ou ceux qui font du sens pour lui dans sa propre culture. Il ajoute que, avec ce changement de paradigme, dans le traitement automatisé du language naturel, l’homme sera amené à reconsidérer individuellement et collectivement son rôle dans le monde. L’objectif est de fournir cet outil personnel au plus grand nombre d’humains, afin notamment que ce compagnon électronique l’aide à découvrir ou à mieux comprendre au quotidien comment gérer ses droits et ses devoirs en fonction de l’environnement.

Cette auto éducation par l’intermédiaire de cette machine facilitera l’ouverture d’esprit de son utilisateur à plus de tolérance et de compréhension entre lui et les autres hommes quels que soient leurs origines, croyances, ou savoir.

Il précise que cette machine dispose d’un écran tactile indéformable utilisable avec les doigts qui permettra d’être également utilisé par tous ceux qui ne sachant pas lire voudront apprendre à le faire.

S’appuyant sur de nouvelles relations entre les comportements et environnements humains, elle est “l’héritage des peuples et des nations”, elle est l’aboutissement du traitement informatisé de données exprimées en language naturel car elle peut traiter de toutes les données de la connaissance humaine écrite ou parlée, dans toutes les langues et dans tous les secteurs d’activité. Il conclut en disant que “cette nouvelle machine est le bien commun de tous”, qu’elle doit-être diffusée et accessible auprès du plus grand nombre d’être humains, et que le “savoir faire” qu’elle contient, pour contribuer à la paix entre les peuples, doit bénéficier en priorité à tous les Etats Membres et Observateurs de l’ONU par la concession nationale de licence d’exploitation.

Mme Pérez compare l’utilisation de cette machine à un “pacemaker” qui aide les être humains à élever leur conscience. Dans le même sens, M. Chan confirme que ces nouveaux outils vont participer à l’élévation de la conscience à partir de chaque culture en résonance avec les connaissances acquises des autres civilisations, sécurisant et préservant ainsi la planète.

La représentante du Burkina Faso propose que l’on explique sur place aux gouvernants de son pays tout l’enjeu de cette révolution technologique au service des devoirs de l’homme.

M. Dominique David ajoute qu’à partir du Burkina Faso, ce sont tous les pays d’Afrique qui doivent faire entendre leur voix dans l’élaboration des devoirs où il n’existe ni petits, ni grands pays mais seulement des pays riches de leur culture.

La Commission approuve la proposition de la représentante du Burkina Faso.

5- Synthèse des travaux ( point 5 de l’ordre du jour)

La Commission décide sans objection:

a- D’adopter le rapport préliminaire du Président daté du 25 juin 2009 et de considérer que les devoirs et les droits de l’homme sont indissociables.

b- De confier à son Président le soin d’établir, dans un délai d’un mois, un premier projet des devoirs de l’homme sur la base de son rapport préliminaire.

c- D’autoriser la création de comités nationaux dans certains pays chargés  d’établir rapidement un projet de Déclaration universelle des devoirs de l’homme qui sera soumis à la Commission.

d- De créer un Comité technique chargé de promouvoir les devoirs de l’homme à travers le nouveau procédé technologique et nomme M. Dominique David en qualité de Président dudit Comité avec mission de constituer  son équipe technique et de présenter un rapport de faisabilité à la Commission dans un délai de neuf mois.

e- De réunir au moins cinq Etats Membres de différents continents susceptibles de demander conjointement l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations Unies d’un point concernant l’adoption d’un projet de Déclaration universelle des devoirs de l’homme en vue de l’adoption de ce texte.

 

6- Clôture des débats ( point 6 de l’ordre du jour)

Plus rien n’étant à délibérer, le Président clôt la séance à 13heures.

 

Jean-Luc Pérez
Président de la Commission des devoirs de l’homme



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